Textes et citations
« Cette identité inconnue de chacun de nous, garçon comme fille, est sans doute arrimée à la lumineuse perception du premier visage penché sur le nôtre à la naissance. Ce regard brillait-il d’une expression d’amour en nous accueillant, nous, le nouvel hôte inconnu au foyer de nos parents ? Etait-ce un visage de technicien professionnel d’accouchement ? En tout cas, c’est le regard de ce visage humain, le premier repère de notre identité-valeur ».
(«L’image inconsciente du corps», Françoise Dolto)
« La valeur sociale d’un individu est une chose extrêmement complexe. Le jardin de l’humanité peut contenir beaucoup d’espèces d’hommes et souvent la mauvaise herbe d’aujourd’hui devient la belle plante de demain. Le chemin est long qui va du totémisme à la turbine, et entre les deux il y a place pour tous les degrés de l’évolution ».
(«L’échec de Baudelaire», René Laforgue)
« La revendication de la bisexualité réelle est un refus de la différence sexuelle en tant que celle-ci implique et accepte le manque de l’autre sexe ».
(«Narcissisme de vie, narcissisme de mort», André Green)
« Je soutiendrais l’hypothèse que le noir sinistre de la dépression que nous pouvons légitimement rapporter à la haine qui se constate dans la psychanalyse des déprimés n’est autre qu’un produit secondaire d’une angoisse blanche traduisant la perte subie au niveau du narcissisme ».
(«Narcissisme de vie, narcissisme de mort», André Green)
« Les viols peuvent concerner la sphère psychique. En sont responsables les attitudes parentales peu respectueuses du domaine de pensée propre à l’enfant. Il peut s’agir d’opinions politiques ou religieuses imposées (…) envahissement de la pensée de l’enfant par des propos parasitaires comme des confidences intimes et répétées ».
(«Les Territoires de l’intime», Robert Neuberger)
« L’hystérie de la fille provient toujours d’une douloureuse carence de paroles maternelles. Sans la médiation d’une femme adulte, une petite fille ne peut pas comprendre ce que représente le sexe masculin dans les affects et les sentiments féminins. Elle ne peut se représenter le rôle joué par son père dans sa venue au monde que si elle l’a tout d’abord rencontré dans la vie affective de sa mère ».
(«Sans père et sans paroles», Didier Dumas)
« Les thérapeutes d’Alexandrie prenaient soin de l’être dans sa dimension corporelle, psychique et spirituelle. Ils voulaient rendre à l’Autre ce que Dieu leur avait donné car sans cet Amour et cette Conscience qui rendent l’homme hospitalier à l’homme et l’invitent à prendre soin de son Etre, le monde ne saurait subsister ».
(«Les thérapeutes d’Alexandrie», Jean-Yves Leloup)